Le premier programmeur informatique était une femme !

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C’est la comtesse anglaise Ada de Lovelace qui a écrit le tout premier programme informatique, en 1843. Retour sur une figure longtemps oubliée, devenue héroïne de la science.

Ada Lovelace était une chercheuse enthousiaste, dévouée et visionnaire. Son importance a pourtant longtemps été oubliée ; ce n’est qu’en 1979 que le département de Défense américain la ressuscite, en donnant son prénom à son langage de programmation.

Très tôt, Ada démontre un goût pour les sciences que sa mère entretient avec ferveur, terrifiée à l’idée que sa fille ne soit rattrapée par les spectres de la poésie et de la folie qui hantaient son éphémère mari. À coups de précepteurs et de leçons particulières, l’enfant se construit en opposition à un père qu’elle n’a quasiment pas connu.

En 1833, Ada a 18 ans et, par l’entremise de la célèbre scientifique Mary Somerville, elle rencontre la personne la plus importante de sa vie : Charles Babbage, professeur de mathématiques à l’université de Cambridge. Celui-ci travaille depuis une dizaine d’années à la création d’une machine à calculer, la « machine analytique ». Il expose ses travaux à une Ada fascinée, et les deux scientifiques entament une collaboration qui les liera leur vie durant.

Un temps éloignée de ses activités mathématiques par la maternité, Ada revient à ses premières amours en 1842. Le mathématicien italien Menabrea publie alors dans une revue suisse un article sur la machine analytique, qu’elle entreprend de traduire en anglais. Au fur et à mesure, et avec l’appui de Babbage, elle enrichit, corrige, commente l’article. Le résultat est trois fois plus gros que l’original et contient une innovation de taille : le premier algorithme destiné à être exécuté par une machine.

En écrivant des instructions permettant à la machine de calculer toute seule, Ada Lovelace a inventé la programmation informatique. Mais son intuition va encore plus loin. Là où Babbage se cantonne au calcul numérique, elle formule des hypothèses visionnaires, imaginant que la machine pourrait composer des morceaux de musique ou réaliser des graphiques. En réalité, elle maîtrise déjà des concepts qui mettront des décennies à émerger.

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